| Après quatre années d’existence,
le club n’arrivait plus à surmonter les innombrables difficultés,
pour disparaître provisoirement et reprendre ses activités en 1919,
ceci sur l’initiative de sportifs bien connus du faubourg tel que
Guillaume Hartmann. Le 6 mai 1919, une assemblée constituante eut
lieu. En présence de 31 personnes intéressées, un nouveau comité
fut élu, se composant des membres suivants :
J. P. Schmit, président, Jean Staerke, vice-président,
Guillaume Hartmann, secrétaire, Jean Ruth, trésorier, Henri Kieffer,
assesseur. |
Déjà l’année suivante, le club fêta
l’inauguration de son premier drapeau, qui fut remplacé en 1934,
lors du 15e anniversaire. Le 3 août 1969 eut lieu la
bénédiction d'un troisième drapeau du club, ceci à l’occasion des
festivités du Cinquantenaire.
Depuis son baptême, comme toute autre société,
le FC Mansfeldia connut des hauts et des bas. Pendant l’assemblée
générale du 28 avril 1921, une section d’athlétisme fut créée, qui
remporta pas moins de quarante titres individuels de champion du
Luxembourg.
Sous l’impulsion de l’infatigable Paul Kieffer
( sept fois champion national), deux titres de champion et
trois titres de vice-champion par équipe vinrent compléter un palmarès
exceptionnel. Malheureusement, la section athlétique devait capituler
en 1931, du fait que ses installations n’étaient plus conformes
aux exigences et que les moyens financiers très modestes du club
ne permettaient pas la modernisation nécessaire. Ce fut la fin d’une
belle aventure.
Après J.P. Schmit, les présidents du FC Mansfeldia
furent , MM. Henri Kieffer, Ernest Lucius, Antoine Merens, Chrétien
Herchen, Nic. Muller, Eugène Schaus, Emile Thill, Emile Lemmer,
Jos Hansen, Hubert Homan, Emile Maroldt, Jos Brandenburger et Zénon
Bernand.
Pour leurs mérites et la longue durée de
leur mandat, il faut relever surtout,
Eugène Schaus, président pendant 13 ans (de 1933 à 1941
et de 1945 à 1950),
Jos. Hansen, pendant 15 ans à la tête du club, initiateur
et fondateur du Festival de la Bière en 1957,
Hubert Homan, qui fut joueur, puis trésorier
pendant 13 ans, avant d’assumer la présidence du club de 1968
à 1976,
Emile Thill, dont il faut retenir particulièrement
les 30 années pendant lesquelles il s’acquittait de façon exemplaire
de sa fonction de secrétaire du club (de 1946 à 1976).
Bien sûr, il faut également rendre hommage à toutes
les autres personnes qui, de près ou de loin, ont participé à l’essor
et au bien-être du FC Mansfeldia pendant toute son existence.
Avant l’emplacement actuel de son stade au quartier
du Cents, le FC Mansfeldia connut pas mal de difficultés sur le
plan du terrain de jeu. Au début, les rencontres se disputaient
au Fetschenhof, sur un pré derrière le Café Zeutzius. Au fil des
années, ce « stade » fut amélioré et agrandi pour
ressembler à un véritable terrain de football, répondant aux règlements
en vigueur.
C’est en 1948 qu’une nouvelle aire de jeu fut aménagée
et inaugurée sur le plateau en face, au Weimershof. A cette époque,
ce terrain, portant le nom « Stade Prince Charles », était
un des meilleurs du pays. En effet, le complexe comprenait toutes
les installations modernes (vestiaires, douches, éclairage) et une
magnifique allée menant des vestiaires au terrain.
Mais, en raison des exigences relatives à l’urbanisation
du quartier de Weimershof, le FC Mansfeldia dut céder son stade
pour faire place à l’école privée « Sainte Sophie ». Ce
fut en 1971 que la Ville de Luxembourg put acquérir un terrain disponible
au Fetschenhof-Cents, non loin de l’ancien emplacement quitté en
1948. Avant l’inauguration du nouveau stade à la date du 19 août
1973, le F.C.M. devait se contenter de terrains de fortune. Pendant
deux saisons, les matches se déroulaient sur un terrain provisoire
au Weimershof (un cauchemar pour les joueurs de cette époque), puis
sur l’ancien terrain du FC Progrès Grund (aujourd’hui stade de l’INS),
club malheureusement disparu de nos jours.
L’aménagement d’un nouveau stade au plateau du
Fetschenhof-Cents dans un quartier en pleine expansion, ne manquait
pas de favoriser le recrutement d’un nombre élevé de jeunes, d’autant
plus qu’un petit terrain annexe pouvait servir aux entraînements.
Vu la situation du stade du FC Mansfeldia Clausen, l’intégration
du nom de « Cents » dans la dénomination du club était
évidente. Cependant, l’augmentation des effectifs n’était pas sans
soulever de nouveaux problèmes sur le plan des finances et de l’encadrement
(manque de dirigeants). Une fusion se manifestait à l’horizon. C’est
ainsi qu'une période d'activités du FC Mansfeldia - Clausen prit
fin et fit place aux exigences modernes.
John Tosseng (brochure FC Rapid Mansfeldia 86 –
2e Challenge Edmond Reiffers)
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